Un abri sous le ciel

Paul Bowles dans un magnifique plan séquence du film The Sheltering Sky (adaptation au cinéma de son roman éponyme par Bertollucci) dit ceci : “Parce que nous ne savons pas quand nous allons mourir, nous sommes amenés à considérer la vie comme un bien inépuisable  et pourtant tout arrive seulement un certain nombre de fois et un tout petit nombre, vraiment. Encore combien de fois vous souviendrez  vous d’un certain après midi d’enfance, un après midi qui fait si profondément partie de vous que vous ne pouvez envisager votre vie sans lui  ? Peut être quatre ou cinq fois, peut être même pas. Encore combien de fois verrez vous la pleine lune se lever ? Peut être vingt. Et pourtant tout apparait sans limite.” 

Voici des images d’un voyage que nous avons effectué dans le désert marocain. Notre émerveillement et notre joie se mêlaient à l’humilité d’être là, présents au monde, un monde si sauvagement beau.

Vous pouvez voir aussi le video clip de ce voyage dans la section qui sommes nous ? 

 

 

Coup de coeur

Decouvrir LO – Fang look away a quelquechose de bouleversant, voire terrifiant tellement c’est beau.

Realisation par Grant Singer et Michael Stine

Prenez ca les banquiers !

 

Le monde qui se meut sous nos yeux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ceci est une photographie prise par ma mère, Bernadette Cayeux, qui nous quitta le 10 septembre 2010.

Je cite ici son nom, avec l’espoir un peu enfantin de créer un petit écho, qui en rejoindra je l’espère des tas d’autres dans les endroits qu’elle a traversé.

Elle aimait photographier les ciels au crépuscule de ses fenêtres. Je lui avais offert un petit appareil numérique Kodak et elle s’était prise au jeu.

Joies simples avec elle et pour elle de partager des sensations face au monde qui se mouvait sous nos yeux. La photographie produit cela presque par magie : l’éveil, l’appétit d’être vivant et témoin dans cette vie qui se donne en partage, qui est un mystère.

Je revois cette image d’un être cher aujourd’hui disparu et je m’imagine que au travers d’une photo faite avec coeur, appuyer sur le déclencheur est tout sauf un acte anodin ou banal. C’est une signature au bas d’un dialogue avec l’univers et qui dit : “j’étais là et je capture ceci qui transcendera l’espace et le temps”.

La photographie est ma vie pour cette raison : grâce à elle après que les yeux se soient évanouis, les regards demeurent comme des jardins suspendus.

 

Le pouvoir de la vulnérabilité

La chercheuse en Sciences Sociales Brene Brown nous expose sa découverte : les êtres qui acceptent leur  vulnérabilité ne la voient pas comme une alternative confortable ou même atroce, elle est simplement pour eux la condition nécessaire pour entrer en relation avec les autres de manière authentique.

Brene Brown nous inspire, nous émeut, nous fait rire dans cette vidéo (VOST) qui est un des greatest hits sur ted.com .

On ne pourrait être plus d’accord. A la vie comme à la photographie, soyons vulnérables, soyons authentiques, soyons reconnaissants sans vouloir contrôler le résultat.

Tout est  là.

 

 

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